poulet basquaise de ma grand-mère : simple, chaleureux et mijoté longuement, ce plat du Pays Basque marie poivrons fondants, tomates mûres, oignon et ail, relevés d’un soupçon de piment d’Espelette et parfois d’un morceau de jambon de Bayonne pour la petite touche salée; ma grand-mère insistait sur la patience — roussir légèrement les morceaux (parfois farinés), déglacer au vin blanc et laisser mijoter en cocotte en fonte — et jurait que c’est encore meilleur réchauffé le lendemain, servi avec du riz blanc ou des pommes de terre vapeur, chaque bouchée rappelant la convivialité et l’authenticité des dimanches en famille.
Le poulet basquaise de ma grand-mère — authenticité et origine
Quand je pense à ce plat, j’entends tout de suite le clapotis d’une cocotte en fonte et les effluves qui envahissent la maison. Ma grand-mère appelait souvent ce repas « le repas du dimanche » : la table se remplissait, les voix s’élevaient, et la cuisine devenait un lieu de partage. Ce qui fait la force de cette préparation, ce n’est pas un ingrédient secret, mais une manière de faire — lente, généreuse, précise. Les poivrons rouges, jaunes ou verts apportent la couleur et la douceur. Les tomates donnent l’acidité nécessaire pour équilibrer la sauce. Et puis il y a ces petits gestes répétés, comme fariner légèrement les morceaux avant de les saisir, qui transforment l’ordinaire en exceptionnel.
Imaginez une toile sur laquelle on pose des couleurs : chaque légume est une teinte, chaque aromate un trait de pinceau. Le mot d’ordre ? Patience. Laissez mijoter à feu doux. Goûtez. Rectifiez. Et surtout, partagez : le goût se sublime quand il devient souvenir collectif.
L’origine et les caractéristiques de la sauce basquaise
La sauce basquaise puise ses racines dans le Pays Basque, au sud-ouest de la France, où le soleil et la mer dictent les saveurs. Elle valorise des légumes simples, mûris au soleil : tomates, poivrons et ail forment la base. La cuisson a son rôle : on cherche une texture onctueuse et une couleur vive, pas une purée monochrome. Le piment d’Espelette, en petite quantité, apporte une chaleur aromatique sans piquer brutalement. Le bouquet garni — thym et laurier — glisse une profondeur herbacée qui rappelle le jardin derrière la maison.
| Ingrédient | Rôle dans la sauce |
|---|---|
| Tomates | Donne le corps et l’acidité ; base de la sauce |
| Poivrons | Apportent douceur, couleur et texture |
| Oignon & Ail | Fond aromatique et sucrosité après cuisson lente |
| Piment d’Espelette | Note épicée et typique du terroir |
| Vin blanc / Bouillon | Déglace, équilibre et rondeur en bouche |
Petite astuce héritée : faire revenir doucement les oignons et les poivrons pour libérer leurs sucres, puis laisser mijoter longuement. C’est ce temps de repos et de liaison qui fait apparaître les arômes complexes. Une analogie : la sauce est comme un bon roman — elle prend du relief page après page, pas en un seul paragraphe.
Pourquoi cette recette familiale est différente
Ce qui distingue notre version, ce n’est pas l’exotisme, mais les détails et l’attention. Ma grand-mère répétait : « laissons le temps aux saveurs de se parler ». Elle saisissait les cuisses jusqu’à les dorer, parfois en les farinant légèrement pour donner de la rondeur à la sauce. Parfois, elle glissait un morceau de jambon de Bayonne dans la cocotte : pas pour dominer, mais pour ajouter une note salée et presque fumée, subtile mais mémorable.
- Choix des morceaux : les cuisses ou hauts de cuisse restent juteux après mijotage.
- Ustensile : une cocotte en fonte assure une chaleur régulière et douce.
- Repos : réchauffé le lendemain, le plat révèle encore plus de profondeur.
J’aime penser à cette recette comme à une conversation familiale : chacun y ajoute sa phrase. Pour certains, c’est un peu d’olives ; pour d’autres, une pincée plus marquée de piment d’Espelette. Le résultat reste chaleureux, généreux et fidèle à son terroir. Et si vous voulez une touche finale qui change tout, parsemez un bouquet de persil frais juste avant de servir — c’est une petite note vive qui réveille l’ensemble.
Ingrédients traditionnels
La cuisine familiale se reconnaît dans les gestes simples et les ingrédients du quotidien. Quand je parle d’ingrédients traditionnels, j’imagine la planche en bois, les légumes du marché et le poulet fermier posé au centre. Ma grand-mère répétait souvent que le secret venait moins d’un produit rare que d’une belle matière première et d’un peu de patience. Les poivrons, les tomates, l’ail et le thym forment la colonne vertébrale du plat. Ils racontent le terroir. Le résultat est une sauce vive, chaleureuse et parfumée. Une pincée de piment d’Espelette suffit pour donner du caractère sans écraser les autres arômes. Imaginez la piperade comme une toile peinte au soleil : chaque couleur compte. En cuisine, la qualité des ingrédients transforme l’ordinaire en mémorable. Pensez aux tomates mûres ou à des conserves soignées ; elles feront toute la différence.
Choix des morceaux de poulet et quantités
Le choix des morceaux change l’expérience. Les cuisses restent juteuses après un long mijotage. Les hauts de cuisse offrent souvent plus de chair et un goût plus marqué. Les blancs sont plus délicats ; ils demandent une cuisson précise pour ne pas sécher. Ma grand-mère optait presque toujours pour les cuisses : elles tolèrent la cuisson douce et rendent un jus riche. Pour les quantités, comptez généralement une cuisse par personne si vous servez des accompagnements copieux, ou 200–250 g de viande par convive si vous découpez un poulet entier. Si vous préparez pour un grand repas, préférez un poulet fermier pour la profondeur de goût.
Voici un petit tableau utile pour s’y retrouver :
| Morceau | Temps de cuisson indicatif | Atout |
|---|---|---|
| Cuisses | 35–50 minutes | Très juteuses, idéales pour mijoter |
| Hauts de cuisse | 35–45 minutes | Chair goûteuse, bonnes portions |
| Blancs | 20–30 minutes | Plus secs mais tendres si surveillés |
- Saisissez les morceaux pour caraméliser la peau et développer les sucs.
- Laisser la peau et l’os apporte du goût à la sauce.
- Fariner légèrement la volaille avant de la dorer donne une sauce plus onctueuse.
Poivrons
Les poivrons sont le cœur coloré du plat. On choisit souvent un trio de couleurs : rouge, vert et jaune. Le rouge apporte la douceur, le vert une légère amertume et le jaune un compromis entre les deux. Ma grand-mère disait : « prends les plus brillants, ce sont ceux qui gardent le soleil. » Coupez-les en lanières d’environ un centimètre pour une cuisson régulière. Pour un goût fumé, on peut les griller et peler ; pour garder de la mâche, on les cuit doucement jusqu’à ce qu’ils soient fondants mais encore légèrement fermes.
Quelques conseils pratiques et astuces héritées :
- Retirez les membranes blanches et les graines pour éviter l’amertume.
- Coupez en lanières régulières pour une cuisson homogène.
- Rôtir puis peler donne une texture plus soyeuse et un parfum grillé.
- Ajoutez une petite pincée de piment d’Espelette pour réveiller la piperade sans l’agresser.
Une petite anecdote : quand il y avait beaucoup de poivrons, ma grand-mère préparait la piperade la veille. Le lendemain, les saveurs semblaient plus liées, comme un accord musical répété. Ce simple geste transforme la fraîcheur en profondeur. En résumé : choisissez la couleur, respectez la coupe et adaptez la cuisson selon la texture désirée.
tomates, aromates et ingrédients facultatifs
Les tomates apportent l’acidité et le corps de la sauce. En été, des tomates fraîches bien mûres feront chanter le plat. En hiver, des conserves de qualité conviennent très bien. L’ail, l’oignon, le thym et laurier forment le socle aromatique. Le persil, ajouté en fin de cuisson, donne une touche de fraîcheur. Mon grand-père glissait toujours une branche de thym dans la cocotte, un petit rituel qui sentait la maison. Ces aromates s’accordent comme une petite chorale : certains mènent la mélodie, d’autres font l’harmonie.
Les ingrédients facultatifs permettent de personnaliser la recette :
| Ingrédient | Ce qu’il apporte |
|---|---|
| Jambon de Bayonne | Note salée, presque fumée |
| Olives vertes | Accent méditerranéen et texture |
| Vin blanc | Acidité vive et déglace la cocotte |
| Concentré de tomate | Intensifie la couleur et la richesse |
- Si la sauce est trop acide, une pincée de sucre ou une carotte râpée équilibre le goût.
- Goûtez toujours en fin de cuisson et rectifiez l’assaisonnement.
- Le bouillon de volaille peut remplacer l’eau pour plus de profondeur.
En bref, jouez avec ces éléments comme un peintre manie ses couleurs : ajustez, goûtez et adaptez. Les touches facultatives ne changent pas le cœur du plat, mais elles peuvent le rendre unique à votre table.
Préparation pas à pas
Découper et préparer les ingrédients
Commencez par rassembler vos produits. Lavez les poivrons, les tomates et les herbes. Séchez-les puis posez-les sur votre planche. Couper, c’est écouter le rythme de la cuisine : lent pour les légumes fragiles, plus sûr pour le poulet.
Pour les poivrons, enlevez les graines et les membranes blanches. Taillez des lanières d’environ 1 cm pour une cuisson homogène. Pelez et émincez l’oignon finement. Écrasez ou hachez l’ail selon votre goût. Pour les tomates, si elles sont fraîches, ébouillantez 30 secondes puis pelez et concassez.
Un petit tableau récapitulatif peut aider :
| Ingrédient | Type de coupe | Temps de préparation (approx.) |
|---|---|---|
| Poivrons | Lanières ~1 cm | 5–8 min |
| Tomates | Concassées | 5 min |
| Oignon / Ail | Émincé / Haché | 3–5 min |
| Poulet (cuisses) | Séparer les morceaux si besoin | 2–4 min |
Quelques astuces pratiques :
- Choisissez des poivrons fermes et colorés. Un poivron rouge bien mûr apporte de la douceur.
- Conservez la peau du poulet si vous aimez le croustillant initial. Elle libère du goût.
- Organisez votre plan de travail : ingrédients près de la cocotte, ustensiles à portée de main.
Quand je préparais ce plat avec ma grand-mère, elle disait toujours qu’un bon découpage est la moitié du plat. C’est vrai : une coupe régulière donne une cuisson uniforme et un visuel agréable.
Roussir le poulet et cuire les légumes
La première étape qui transforme le plat est le rissolage. Chauffez l’huile dans une cocotte lourde. Saisissez les morceaux de poulet à feu vif jusqu’à obtenir une belle couleur dorée. La réaction de Maillard crée des arômes que la sauce reprendra ensuite.
Fariner légèrement la viande est une astuce simple. Une fine couche de farine aide à épaissir la sauce et crée une belle croûte. Retournez les morceaux pour dorer toutes les faces. Ne surchargez pas la cocotte : mieux vaut procéder en deux fournées que de baisser la température.
Ensuite, retirez le poulet et jetez l’excès de graisse si nécessaire. Faites tomber l’oignon et l’ail dans la même cocotte. Ajoutez les poivrons et laissez-les cuire doucement jusqu’à ce qu’ils soient tendres mais encore un peu fermes. Cette étape demande patience : la douceur des légumes se révèle progressivement.
Conseils pratiques :
- Feu vif pour saisir le poulet. Feu doux pour les légumes.
- Utilisez une cocotte en fonte pour une chaleur régulière.
- Déglacez avec un peu de vin blanc pour récupérer les sucs.
Petit souvenir : une fois, la cocotte a chanté pendant dix minutes de plus que prévu. Le poulet était encore meilleur. Parfois, la lenteur est un raccourci vers la perfection.
Monter la sauce et mijotage
Remettez le poulet dans la cocotte. Ajoutez les tomates concassées, le thym, la feuille de laurier et, si vous le souhaitez, une pincée de piment d’Espelette. Mélangez doucement pour envelopper chaque morceau. Ici, on assemble les éléments comme on superpose des couches dans une peinture.
Le mijotage est la clé. Couvrez et laissez cuire à feu doux pendant 35 à 45 minutes selon la taille des morceaux. Goûtez en cours de cuisson. Rectifiez le sel, ajoutez un peu de sucre si la tomate est trop acide, ou un cube de bouillon si vous cherchez plus de profondeur.
Avant de servir, parsemez de persil frais. Le vert final apporte de la fraîcheur et équilibre la sauce. Si vous avez le temps, préparez la veille : le plat sera encore plus harmonieux le lendemain. Les saveurs se fondent, comme des notes qui finissent par former une mélodie.
Checklist de fin :
- Goûter et ajuster l’assaisonnement.
- Vérifier la tendreté du poulet (la chair doit se détacher facilement).
- Ajouter le persil ou quelques olives pour une touche finale.
En cuisine, aimer le temps que prend un plat, c’est déjà aimer le plat lui-même. Laisser mijoter, c’est offrir aux ingrédients le temps de se raconter.
Recette détaillée pour 4 personnes
Voici une version chaleureuse et précise pour préparer un plat convivial qui évoque les dimanches en famille. On pense aux poivrons rouges éclatants, à la tomate fondante et à la volaille qui s’effiloche doucement sous la fourchette. J’évoque parfois cette préparation comme le poulet basquaise de ma grand-mère, non pas pour figer une recette, mais pour rappeler une façon de faire : lente, attentive, généreuse. Imaginez la cuisine qui s’emplit d’arômes, comme une vieille chanson qui revient toujours au bon moment. Le texte qui suit est à la fois guide pratique et petite histoire : des temps indiqués, des astuces de cuisson, et des suggestions de service. L’objectif est simple : vous accompagner pas à pas pour obtenir une sauce onctueuse et un poulet tendre, sans jargon inutile, avec des phrases courtes pour respirer et des phrases plus longues pour expliquer les détails importants.
Temps, portions et matériel nécessaires
| Élément | Détail |
|---|---|
| Préparation | 20 minutes |
| Cuisson | 35 à 45 minutes (mijotage) |
| Portions | 4 personnes |
| Difficulté | Facile |
| Coût | Abordable |
Pour réussir ce plat, rassemblez quelques ustensiles simples mais efficaces : une cocotte en fonte pour une chaleur régulière, une planche à découper robuste, un bon couteau et une cuillère en bois. Ces outils font la différence. La cocotte garde la chaleur comme un cocon. Elle permet au poulet de cuire lentement et à la sauce de réduire sans accrocher. Si vous n’avez pas de cocotte, utilisez une grande casserole à fond épais. Voici une liste pratique d’éléments utiles :
- 1 cocotte en fonte (ou casserole à fond épais)
- 1 spatule ou cuillère en bois
- 1 couteau de chef bien aiguisé
- assiettes creuses pour servir
Enfin, pensez en avance : préparer la piperade la veille est un gain de temps et d’arômes. Les portions indiquées conviennent bien pour un repas familial. Si vous invitez davantage de monde, doublez simplement les quantités, en veillant à garder la même profondeur de cuisson plutôt que d’étirer la cocotte.
Étapes de la recette (de la saisie au service)
Commencez par préparer tous vos ingrédients. Coupez les poivrons en lanières régulières. Hachez l’oignon et l’ail. Salez légèrement le poulet et, si vous le souhaitez, farinez-le très légèrement pour aider à la coloration et à l’onctuosité de la sauce. Chauffez l’huile dans la cocotte. Saisissez les morceaux à feu vif jusqu’à ce qu’ils prennent une belle couleur dorée. Cette étape ne doit pas être longue. Elle scelle les sucs et donne du goût. Ensuite, sortez la volaille et réservez-la sur une assiette.
Dans la même cocotte, faites revenir l’oignon et l’ail sans les brûler afin d’extraire leur douceur. Ajoutez les poivrons et laissez-les devenir souples. Incorporez les tomates concassées puis déglacez avec un peu de vin blanc ou du bouillon si vous préférez. Replacez les morceaux de poulet dans la cocotte. Ajoutez le thym et le laurier. Couvrez et laissez mijoter à feu doux. Comptez 35 à 45 minutes selon la taille des morceaux. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en fin de cuisson. Une pincée de piment d’Espelette apportera la touche finale sans agressivité.
- Faire dorer les morceaux de poulet (3–5 min par face).
- Réserver la volaille et faire suer l’oignon et l’ail.
- Ajouter les poivrons et cuire 8–10 min jusqu’à ce qu’ils soient tendres.
- Verser les tomates, déglacer au vin blanc ou bouillon.
- Remettre le poulet, ajouter thym et laurier, couvrir et laisser mijoter 35–45 min.
- Goûter, ajuster sel/poivre, parsemer de persil frais avant de servir.
Quelques astuces pratiques : si la sauce est trop acide, une petite touche de sucre ou une carotte râpée équilibre l’ensemble. Pour une profondeur supplémentaire, glissez un morceau de jambon de Bayonne pendant le mijotage — c’est une idée moins traditionnelle mais efficace. Servez avec du riz blanc, des pommes de terre vapeur ou des pâtes fraîches. Et souvenez-vous : ce plat gagne à être réchauffé. Le lendemain, les saveurs auront eu le temps de se lier, comme de vieux amis qui se retrouvent pour mieux se comprendre.
Variantes et astuces de grand-mère
La cuisine de famille est un terrain de jeu où l’on mélange mémoire et pratique. Ici, l’idée est simple : offrir des options et des techniques pour sublimer un plat qui évoque souvent le dimanche ensoleillé. On parle autant d’ingrédients que de gestes. On parle aussi de patience et de petites touches qui changent tout. J’aime imaginer la casserole comme une petite scène où chaque élément joue son rôle. Parfois, une seule pincée suffit pour transformer une recette familière en souvenir mémorable. C’est dans ces détails — une tranche de jambon, une olive, un soupçon de piment — que se cache la magie. Prenez ce titre comme un guide souple. Adoptez, adaptez, gardez ce qui vous parle. Et surtout : goûtez souvent. Le palais est le meilleur juge.
Ingrédients optionnels (jambon de Bayonne, olives, piment d’Espelette)
Certaines touches facultatives apportent de la personnalité. Le jambon de Bayonne ajoute une profondeur salée, presque charcutière. Il s’intègre bien si vous cherchez un goût plus rustique. Les olives vertes proposent une note méditerranéenne et une texture opposée à la douceur des poivrons. Enfin, le piment d’Espelette offre une chaleur aromatique sans agressivité ; il parfume sans brûler. Voici un petit tableau pour synthétiser ce que chaque élément peut apporter :
| Ingrédient | Apport principal | Conseil d’utilisation |
|---|---|---|
| Jambon de Bayonne | Profondeur salée, légère note fumée | Ajouter en fin de cuisson pour préserver la texture |
| Olives vertes | Contraste salé et fruité | Incorporer 10 minutes avant la fin pour garder le croquant |
| Piment d’Espelette | Arôme, chaleur douce | Saupoudrer juste avant de servir pour plus de parfum |
Pour aller plus loin, voici quelques idées pratiques :
- Coupez le jambon en lanières fines pour qu’il se fonde dans la sauce sans dominer.
- Choisissez des olives de bonne qualité et dénoyautez-les si nécessaire.
- Commencez toujours par peu de piment ; on peut en ajouter, mais on ne peut pas l’enlever.
Anecdote : ma grand-mère glissait parfois un petit morceau de jambon dans la cocotte, comme un secret. Le goût était subtil, mais tout le monde le remarquait. C’est la preuve qu’un détail maîtrisé change une recette.
Conseils pour réussir la texture et le goût
La réussite tient souvent à la technique. Saisir, mijoter, goûter : trois verbes simples, mais puissants. Pour une chair fondante, faites dorer les morceaux à feu vif, puis laissez-les cuire doucement à couvert. Un petit geste très utile : fariner légèrement les morceaux avant de les rissoler. Cela aide à obtenir une sauce plus onctueuse. Pensez aussi à conserver la peau si vous aimez une première texture croustillante. Les blancs demandent moins de temps ; les cuisses supportent mieux le long mijotage. Mesures approximatives : 35–50 minutes pour des cuisses, 20–30 minutes pour des blancs selon la taille.
Voici des étapes claires et faciles à suivre :
- Saisir les morceaux sur toutes les faces pour colorer et concentrer les arômes.
- Dégraisser légèrement pour éviter une sauce trop grasse.
- Déglaçer avec un peu de vin blanc ou de bouillon pour récupérer les sucs.
- Laisser mijoter à feu doux, sans précipitation.
- Rectifier l’assaisonnement en fin de cuisson : sel, poivre, piment.
Petit truc de grand-mère : préparer la piperade la veille. La sauce gagne en maturité, comme un bon vin qui repose. Si la sauce vous paraît trop acide, ajoutez un petit morceau de carotte râpée ou une pincée de sucre. Autre conseil essentiel : goûtez toujours avant d’ajouter du sel si vous avez utilisé du jambon ou des olives, car ils apportent déjà du sel. Enfin, laissez reposer quelques minutes hors du feu avant de servir. La sauce se lie et les saveurs se posent. C’est souvent à ce moment-là que la recette devient vraiment mémorable.
Conseils pratiques et service
Servir un plat mijoté demande un peu d’attention. Ici, l’idée est d’allier chaleur, simplicité et convivialité. Souvenez-vous des dimanches où la maison sentait le paprika, les tomates et le thym : ces petits détails transforment le repas. Pour garder cette ambiance, privilégiez des gestes simples. Servez chaud, mais pas brûlant. Laissez reposer quelques minutes après la cuisson pour que les jus se répartissent. Une assiette bien équilibrée mettra en valeur la sauce et la viande. Pensez aux textures : du moelleux, du fondant, une touche plus ferme avec un légume croquant ou un accompagnement neutre. Une anecdote : ma grand-mère posait toujours un plat de pain rustique à portée de main. On s’en servait pour saucer, sans façon. Ce petit rituel change tout. Enfin, adaptez le dressage au moment : repas familial ou dîner plus soigné, un simple ajout de persil frais suffit pour illuminer l’assiette.
Accompagnements recommandés (riz, pommes de terre vapeur…)
Les accompagnements doivent compléter, pas concurrencer, la sauce. Le riz blanc est un classique indémodable : il absorbe la sauce et donne un contraste moelleux. Les pommes de terre vapeur sont la solution rustique. Elles apportent de la douceur et respectent la tradition. Si vous cherchez une touche plus contemporaine, des pâtes fraîches ou un riz sauvage font aussi l’affaire. Pour le côté coloré, une salade verte croquante avec une vinaigrette simple rafraîchit le palais entre deux bouchées chaudes. Voici quelques idées concrètes :
- Riz basmati ou jasmin : grains parfumés, s’accordent bien avec la sauce tomate.
- Pommes de terre vapeur : neutres et réconfortantes, elles laissent la vedette au plat.
- Pâtes fraîches : tagliatelles ou pappardelles pour un rendu généreux.
- Légumes rôtis : aubergines ou courgettes pour une note méditerranéenne.
- Une salade verte : vinaigrette légère pour équilibrer la richesse.
Imaginez une scène : la cocotte à table, le riz qui fume dans un plat et le pain qui croque. C’est simple, mais ça parle au cœur. Selon la saison, variez les accompagnements pour garder la fraîcheur. Et si vous voulez jouer la carte du terroir, proposez du riz et des pommes de terre : les convives seront ravis de pouvoir choisir.
Préparer à l’avance, conservation et réchauffage
Les plats mijotés gagnent souvent à être préparés à l’avance. La piperade, par exemple, peut être faite la veille. Les saveurs se fondent et deviennent plus rondes. Préparez la sauce, laissez-la refroidir puis conservez-la au réfrigérateur. Le lendemain, réchauffez doucement et incorporez le poulet. Voici des conseils pratiques, testés et approuvés :
- Refroidissement rapide : laissez tiédir puis placez au frais en moins de deux heures.
- Stockage : conservez dans des contenants hermétiques pour éviter la perte d’arômes.
- Réchauffage doux : feu très doux ou four à 150 °C pour préserver la texture.
- Congélation : possible, mais préférez congeler la sauce séparément si vous voulez préserver la texture du poulet.
Pour plus de clarté, voici un tableau pratique indiquant les durées et méthodes :
| Action | Durée | Conseil de réchauffage |
|---|---|---|
| Réfrigération | 2 à 3 jours | Réchauffer à feu doux, couvrir pour garder l’humidité |
| Congélation (sauce seule) | 3 à 6 mois | Décongeler au frigo puis réchauffer lentement |
| Congélation (plat complet) | 1 à 3 mois | Réchauffer au four 160 °C ou poêle à feu doux |
Un dernier conseil issu d’une habitude familiale : réchauffez toujours à couvert. Cela évite le dessèchement et permet aux arômes de se rassembler. Si vous suivez ces étapes, votre plat gardera sa générosité et sa personnalité, comme dans la plus pure tradition du poulet basquaise de ma grand-mère.
Retrouvez dans cette recette la chaleur des dimanches familiaux — poivrons doucement confits, tomates mûres, aromates et, selon l’envie, un morceau de jambon de Bayonne ou une pincée de piment d’Espelette — et lancez-vous : préparez la piperade la veille, saisissez bien les cuisses en cocotte en fonte puis laissez mijoter doucement; le plat n’en sera que meilleur réchauffé, servi avec riz ou pommes de terre vapeur. Testez-la telle quelle ou adaptez les morceaux, et laissez vos proches juger du poulet basquaise de ma grand-mère.










